Par blog musee agen - Ecrire un commentaire - Publié dans : La minute sonore

Un musée, ça déménage !
Du 17 septembre au 31 décembre 2007, le Musée des Beaux-Arts d’Agen sera exceptionnellement fermé pour cause de déménagement de ses réserves.
Environ 30 000 objets vont rejoindre un nouveau bâtiment acquis, mis aux normes et aménagé par la Ville, avec l’aide de l’Etat (Drac Aquitaine) et du Conseil Régional d’Aquitaine.
Une étape importante pour la vie d’un musée que nous avons voulu partager avec vous par le biais de ce blog.
Vous pourrez ainsi suivre cet événement, accéder virtuellement dans l’univers des réserves ou même jouer au détective.
Bonne visite !
C'est l'heure de faire la lettre au Père Noël.
Le principe :
Toutes les semaines, vous trouverez une image d’un objet. L’objet y sera représenté dans sa totalité ou par un ou des détails.
Vous pouvez déposer vos commentaires pour exprimer ce qu’il vous évoque ou en désigner sa fonction.
A la fin de chaque semaine, nous vous dévoilerons sa
fiche d’identité et un nouvel objet à questionner !
Rendez-vous ici pour
la solution de l'énigme de la semaine dernière
A vous de jouer !
Solution de l'énigme
Nom : Poids dit « Pile de Charlemagne »
Date : 18e siècle, d’après un original du 15e siècle
Matériau : cuivre
Dimensions : hauteur : 13 cm ; diamètre : 8 cm
Provenance : fonds ancien du Musée
Pour la petite histoire : Ces six petits poids en forme de godets s’emboitant les uns dans les autres ont pour nom « Pile de Charlemagne » car c’est Charlemagne qui, dit-on, tenta d’uniformiser les unités et créa un étalon de poids.
Cette pile était un étalon monétaire de référence, et servait aux artisans qui travaillaient l'or ou l'argent (orfèvres, joailliers, passementiers, batteurs d’or) et aux changeurs.
La pile permettait de peser les monnaies mais aussi l’or ou l’argent.
On voit très bien son usage dans le célèbre tableau du peintre flamand Quentin Metsys (Louvain, 1466-Anvers 1530), Le Changeur et sa femme, daté de 1514 et conservé au musée du Louvre. (huile sur bois : 0,71 m x 0,68 m ). Le changeur est en train de peser des monnaies à l’aide d’une petite balance appelée « trébuchet » (d’où l’expression : en espèces sonnantes et trébuchantes ! )
Quentin Metsys (Louvain, 1465/66-Anvers 1530),
Le peseur d’or et sa femme, 1514
Huile sur bois, 0,70 m x 0,67 m
Musée du Louvre
http://cartelfr.louvre.fr/cartelfr/visite?srv=car_not_frame&idNotice=24149
Détail
Autre représentation :
Petrus Christus (actif en 1444, mort vers 1475/76),
Saint Eloi orfèvre dans sa boutique, 1449
huile sur bois, 98 x 95 cm
The Metropolitan Museum of Art, New York
(lien : http://www.metmuseum.org/Works_of_Art/collection_database/)
Détail
Pour en savoir plus :
On se souvient que jusqu’à la Révolution française, les mesures étaient d'une extrême diversité. « Des mesures de même nature et de valeurs voisines
avaient des appellations différentes selon les provinces, voire les villes ou les villages d'une même région. A l'inverse, le contenu physique de mesures de même nom différait en général selon
les lieux et aussi selon la corporation intéressée ou l'objet mesuré.
Une certaine uniformité avait régné au début de l'ère chrétienne, lorsque le pied et la livre de Rome se sont largement répandus en Europe. Mais l'extrême morcellement du territoire devenu
depuis, la France, où le pouvoir était alors partagé entre un nombre considérable de seigneurs et de villes, a favorisé une évolution en vase clos des noms et des valeurs des mesures. Il s'était
ainsi formé, au sein de chaque groupe humain, collectivité territoriale ou corporative, un système de mesures approprié aux besoins du groupe, système souvent homogène si on se plaçait du seul
point de vue du lieu ou du métier. Néanmoins, l'ensemble des mesures alors en usage en France peut être considéré comme un chaos informe.
De nombreux projets d'unification se heurtèrent ainsi aux résistances locales [[…] Quoiqu'il en soit, au XVIIIème siècle, la multiplicité des mesures n'ayant entre elles aucun facteur commun
était extrêmement gênante, notamment dans les activités administratives, commerciales et scientifiques.
De 1668 à 1776, l'étalon prototype royal de longueur était la Toise du Châtelet fixée à l'extérieur du Grand Châtelet, détruit en 1802. Pour les poids, l'étalon était la pile, dite de
Charlemagne, fabriquée vers le dernier tiers du 15ème siècle à partir d'étalons remontant à Charlemagne suivant la légende, composée de 13 poids à godets en cuivre qui s'emboîtent ; le plus petit
est plein et les 12 autres creux (le plus grand, constituant la boîte avec couvercle et poignée) pesant en tout 50 marcs ou 25 livres. Il s'agit d'un tronc de cône (hauteur 9 cm) évasé vers le
haut, de bases circulaires (supérieure : diamètre 15,5 cm, inférieure : 14 cm).
La "livre poids de marc" (0,4895 kg) correspond au 1/25 de l'étalon pesant 50 marcs, soit 12,2377 kg (le marc servant pour fixer le poids des monnaies et les transactions sur les métaux précieux). La pile a servi à déterminer la valeur des étalons provisoire (1795) et définitif (1799) du kilogramme. Cette pile est conservée au musée des Arts et métiers à Paris.»
Denis Février, « Les anciennes mesures de France ».
source : http://www.industrie.gouv.fr/metro/aquoisert/metre.htm
Pile de poids de 50 marcs dite « Pile de Charlemagne » et son écrin, laiton, date de construction : 1460-1510, inventaire n° 03261-0000, Musée des Arts et Métiers, Paris.
Chaque semaine, vous pourrez pousser virtuellement les portes de ces espaces inaccessibles au public grâce à ses images.
Son travail sera présenté lors de l’exposition « Les réserves : tout un
monde ! » du 27 janvier au 29 avril 2008 dans l’église des Jacobins à Agen.
Chaque semaine vous trouverez une étape de la constitution des collections.
Les documents, écrits par Patrick Fraysse, sont issus du catalogue "Mémoire d'une
collection"
Cette semaine "La collection des Ducs d'Aiguillon"
Production des élèves de
Grande Section de l'école maternelle de Colayrac Saint Cirq.
Ca y
est ! Nous avons commencé à emmener des objets dans les nouvelles réserves…
Les coquillages, les
minéraux, l’archéologie vont être rangés sur des étagères métalliques et par grande famille (zoologie, minéralogie, archéologie, etc.). Pour les retrouver facilement, avec Jean-Patrice, on
étiquette les tablettes des étagères … comme dans une bibliothèque.
C’est presque fini !
Sur place, Marie-Dominique et Délila reportent
ensuite chaque numéro de travée et d’étagère à côté de chaque objet sur les listes de départ … en attendant de les rentrer sur l’inventaire
informatisé.
Vous vous souvenez ?
Avant :
Après :
Vraiment, après toutes ces semaines de dépoussiérage et d’emballage, nous sommes très contents et fiers !
Le rangement des armes
La collection d’armes est aussi arrivée cette semaine bien protégée dans de grandes caisses en carton… dont certaines ont déjà été vidées (à droite sur la photo).
Première étape : Céline et Délila déballent avec précaution les armes de leur cocon protecteur.
Deuxième étape : Nadine vérifie leur état. Ont-elles souffert pendant le transport ? Elle en profite pour leur ajouter une étiquette avec
leur numéro d’inventaire bien visible qui permettra de les retrouver facilement. Enfin, une place est attribuée dans les étagères à chacun des objets.
Il faut être très organisé ! Le moindre oubli reviendrait plus tard à chercher une aiguille dans une botte de foin ….
Troisième étape : Geneviève et Céline pointent au fur et à mesure sur les listes de colisage la présence de chacune des armes. Depuis
quelques jours, Geneviève, bénévole de l’association des Amis du Musée (Arimage), est venue nous aider dans ce rangement.
Et, grand moment de satisfaction, le rangement dans les meubles spécialement réalisés pour la bonne conservation des armes !
Pas d’inquiétude : Délila est juste en train de passer une épée à Nadine, haut perchée sur son escabeau.
Nos nouveaux rangements….
Avant :
C’est mieux, non ?
Sans oublier … notre « kit de survie » pour travailler dans le froid : thermos de thé brûlant ou de chocolat selon
l’inspiration, cache-nez, anoraks et gros pulls bienvenus !
Chaque semaine, vous pourrez pousser virtuellement les portes de ces espaces inaccessibles au public grâce à ses images.
Son travail sera présenté lors de l’exposition « Les réserves : tout un
monde ! » du 27 janvier au 29 avril 2008 dans l’église des Jacobins à Agen.
Maria Jalibert, auteur
illustratrice, est invitée à sélectionner durant le chantier de déménagement des objets conservés dans les réserves avec lesquels elle va créer un dialogue plastique.
Les objets sélectionnés, souvent métaphoriques de la « planète musée », vont ainsi être revisités par son regard sensible.
Ils trouveront un écho sous forme de mini installations dans des boîtes, son musée personnel.
Son travail sera présenté lors de l’exposition « Les réserves : tout un monde ! » du 27
janvier au 29 avril 2008 dans l’église des Jacobins à Agen.
Vous trouverez ici régulièrement des images d’atelier pour suivre le travail en construction.
Deux "petits
musées" soigneusement rangés dans un grand tiroir.
Préparation du 8ème petit
musée
Cette carte, trouvée dans une brocante, me servira peut-être pour la 9ème boîte
A suivre...
Le principe :
Toutes les semaines, vous trouverez une image d’un objet. L’objet y sera représenté dans sa totalité ou par un ou des détails.
Vous pouvez déposer vos commentaires pour exprimer ce qu’il vous évoque ou en désigner sa fonction.
A la fin de chaque semaine, nous vous dévoilerons sa
fiche d’identité et un nouvel objet à questionner !
Rendez-vous ici pour
la solution de l'énigme de la semaine dernière
A vous de jouer !
Solution de l'énigme
Nom : Mouchettes, porte-mouchettes et sa boite
Date : 18e siècle
Matériau : mouchettes et porte-mouchettes : acier poli ; écrin : velours et cuir.
Pour la petite histoire : Cet objet finement ouvragé en forme de ciseaux était utilisé pour « moucher » (couper) la mèche brûlée des chandelles ou des bougies afin que la flamme ne file et ne fume et ne donne une lumière plus faible. L’une des deux branches des mouchettes est munie d’un petit réceptacle dans lequel on écrase et coupe le morceau de mèche carbonisé…sans se salir les doigts.
Le porte-mouchettes est le plateau sur lequel on pose les mouchettes, quand on ne s'en sert pas.
Les premiers ciseaux à moucher sont apparus au début du 14e siècle tandis que les mouchettes ne sont mentionnées qu’au 16e siècle. Ces dernières ont l’avantage, grâce à leur petit réceptacle, d’éviter que le morceau de mèche carbonisé ne tombe et soit écrasé par terre. Il existait également des mouchettes de voyage dont les branches étaient pliantes ce qui permettait de les ranger et de les emporter dans un étui ou une boite.
Ne pas confondre les mouchettes avec l’éteignoir : l’éteignoir est un petit cône en métal ou en céramique avec lequel on coiffe les bougies ou les chandelles pour les éteindre.
Provenance : Legs Scellier de Lample
Chaque semaine, vous pourrez pousser virtuellement les portes de ces espaces inaccessibles au public grâce à ses images.
Son travail sera présenté lors de l’exposition « Les réserves : tout un
monde ! » du 27 janvier au 29 avril 2008 dans l’église des Jacobins à Agen.
Le principe :
Toutes les semaines, vous trouverez une image d’un objet. L’objet y sera représenté dans sa totalité ou par un ou des détails.
Vous pouvez déposer vos commentaires pour exprimer ce qu’il vous évoque ou en désigner sa fonction.
A la fin de chaque semaine, nous vous dévoilerons sa
fiche d’identité et un nouvel objet à questionner !
Rendez-vous ici pour
la solution de l'énigme de la semaine dernière
A vous de jouer !
Solution de l'énigme
Nom : Planches ou moules à imprimer les indiennes
Date : XVIIIe siècle
Auteur : Manufacture Claude Lamouroux (1740-1820) à Agen
Matériau : les deux premières sont en bois sculpté ; la troisième en forme de « fer à repasser » est en bois avec des lamelles de métal incrustées.
Pour la petite histoire : Au XVIIe siècle, l’Europe connaît un véritable engouement pour les étoffes de coton imprimées de motifs floraux aux couleurs vives provenant d’Inde (d’où leur nom : indiennes). Ces beaux tissus sont importés par les grandes compagnies de navigation notamment la Compagnie des Indes et étaient utilisés pour la décoration mais surtout pour les vêtements. Leur succès grandissant auprès des élégantes, on essaie rapidement de les imiter. Or ce nouveau marché fait concurrence aux manufactures françaises de soie et de laine et Louvois décrète en 1686 l’interdiction d’en importer et d’en fabriquer dans tout le royaume. En 1759, un édit autorise de nouveau l’importation et la fabrication de toiles peintes.
A Agen, ville drapière (vers 1760, 40% de l’ensemble des artisans fabriquent des tissus), quatre manufactures de toiles peintes voient le jour à la fin du XVIIIe siècle parmi lesquelles celle de Claude Lamouroux créée en 1777. Ce sont les planches à imprimer de C. Lamouroux que le musée d’Agen conserve précieusement. La production agenaise consistait essentiellement en mouchoirs « de col et de tête » bleu indigo et rouge garance, et en tissus pour les robes et l’ameublement. Prospère pendant la Révolution, la production prit fin sous l’Empire avec l’arrêt des approvisionnements en toiles de coton venues des Indes.
Sur le premier moule en bois sont représentés, de part et d’autre d’un motif floral avec oiseaux, deux petits personnages assis sur des gradins. Le décor sculpté du second moule est fait d’alternance d’entrelacs végétaux. Enfin, le dernier moule en bois et métal (le métal permet une plus grande finesse d’exécution) porte un décor floral stylisé assez typique de la mode de ces « indiennes » ou « perses ».
Provenance : Legs Lasserre
Pour en savoir plus sur l’histoire des manufactures de toiles à Agen :
Collectif, sous la direction de Stéphane Beaumont, « Histoire d’Agen », Privat, 1974, pages 186-191.
Liens : Fiches pédagogiques du Musée de l’impression sur étoffes, Mulhouse
Sur les indiennes : http://www.mulhouseum.uha.fr/site/medias/_fiche_pdf/MIE-TdP-007.pdf
Sur l’impression à la planche de bois : http://www.mulhouseum.uha.fr/site/medias/_fiche_pdf/MIE-TdP-008.pdf
« Les travaux de la manufacture ». Toile imprimée de la manufacture d’impression de Jouy au XVIIIe siècle, par J.-B. Huet. Collection Musée de l’Impression sur étoffes de Mulhouse.
On voit ici l’imprimeur frapper avec le manche d’un maillet la planche à imprimer, chargée de couleurs, sur la toile blanche. Sur une barre en bois, le métrage de tissu qui vient d’être imprimé.
Chaque semaine vous trouverez une étape de la constitution des collections.
Les documents, écrits par Patrick Fraysse, sont issus du catalogue "Mémoire d'une
collection"
Cette semaine "Les dépôts de l'état"
Chaque semaine une interview sonore réalisée par Eugène Lampion
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Action famille (6-12 ans)
Petits musées personnels pour objets abandonnés
en partenariat avec le Centre Pompidou et grâce au soutien d’Arimage, les amis du musée
Dimanche 13, 15h-17h
restauration en arts graphiques
Avec Bernadette Philippon, restauratrice
Samedi 19, 14h-17h
MARS 2008
Action famille (2-5 ans)
La réserve aux doudous
Avec Mimi Contesse, Conteuse
Dimanche 16, 10h30-12h pour les 2-3 ans, 15h -17h pour les 4-6 ans
Autour de Philippe Delerm, Jacques Prévert, Francis Ponge, Georges Perec...
Lecture de textes par Florant,Théâtre des 2 fleuves, et animé par Michèle Pujos, professeur de lettres
Jeudi 20 à 19h
FEVRIER 2008
Action famille (6-12 ans)
Bonjour Madame Letuffe !
avec Anne Letuffe, auteur illustratrice, autour des originaux de son album « Le loup du Louvre »
Mercredi 6, 14h-17h
18h, vernissage de son exposition en collaboration avec la bibliothèque municipale
Restauration des peintures
Avec Bernadette Philippon, restauratrice
Samedi 9, 14h-17h, au musée
Autour de la "Poétique de l'espace" de Gaston bachelard
Animé par Claude Remund, professeur de philosophie
Mercredi 13 à 19h
Action famille (6-12 ans)
Portraits de famille
avec Marianne Sanna, photographe
Dimanche 24, 10h-12h ou 15h-17h
JANVIER 2008
par Marie-Dominique Nivière, conservateur et Marianne Blondeleau, assistante qualifiée
Mercredi 16, 14h-15h , au musée
Action famille (6-12 ans)
Petits musées personnels pour objets abandonnés
en partenariat avec le Centre Pompidou et grâce au soutien d’Arimage, les amis du musée
dimanche 27, 15h-17h
Action famille (6-12 ans)
Pièges à rêves
avec Maria Jalibert, auteur illustratrice
mercredi 30, 10h-12h ou 15h-17h
Les collections et les cabinets de curiosité au musée
par Régine Bigorne, Docteur en histoire de l’art
jeudi 31, 14h-15h, au musée